octobre 3, 2006
Une vérité qui dérange [fr]
La Fondation Nicolas Hulot et l'ADEME ont invité Parisist à l'avant-première du film "Une vérité qui dérange", porté par Al Gore.
Thème : le réchauffement climatique menace notre planète.
Le fond du film est intéressant et le développement de l'argumentaire tient la route.
Malheureusement, les spectateurs doivent faire face aux longueurs d'un documentaire scientifique qui n'en a pas la rigueur : montage éclectique, usage excessif de métaphores et de citations génériques, dérapages larmoyants...
Pire : Parisist ne reproche qu'à demi-mot le penchant douteux de nos cousins américains pour l'évangélisme, mais ne peut pas cautionner un film qui se termine sur l'injonction polie de "prier pour nos proches".
Le conseil de Parisist : gardez vos 8 euros pour remplacer les ampoules de votre appartement par des ampoules à économie d'énergie. Vous recommanderez ce film à vos amis qui prennent leur Nissan Patrol chaque matin pour aller de Boissière à Monceau (si tant est que ce soient encore vos amis).
Sur la photo : Michèle Pappalardo, présidente de l'ADEME et Serge Orru, très sympathique président de la WWF.
Pendant ce temps, l'opération "1 + 1 = 1 million" continue.
Engagez-vous symboliquement puis parrainez un ami pour doubler nos chances de gagner une planète propre. :]
Les ministres Nelly Olin (écologie et développement durable) et Christine Lagarde (commerce extérieur) étaient présentes pour donner l'exemple, en qualité respective de marraine et filleule.
Parisist a également croisé des célébrités ambassadrices de Défi pour la Terre, tels Evelyne Dhéliat et Pascal Obispo. Ne vous moquez pas.
Liens :
- Défi pour la Terre (lecture facile)
- Imagine 2012 (lecture passionnante)
- Manicore, l'effet de serre (lecture plus courageuse)













C'est vrai que le montage du film est très hollywoodien; pointilliste version action-movie à défaut d'être approfondi; manque plus que les GIs qui sauvent la planète à la fin. Mais c'est un film destiné avant tout au public américain, habitué à ce genre de scénario. Et malgé la controverse qu'il a suscité (surtout de la part des anti-Gore), il a eu un véritable impact sur la prise de conscience du public américain. Il faut savoir que les Etats-Unis, et leurs citoyens en général, sont nettement moins sensibilisés aux gaspillages et autres abus écologiques que l'Europe. Mais depuis six mois, les problèmes de réchauffement climatique, de pollution et d'attrition des ressources font régulièrement la Une des medias. Alors rien que pour ça, le film vaut la peine, malgré tous ses défauts. (via Los Angeles)
[1] Posted by: LA Frog | octobre 3, 2006 7:35 AM