novembre 14, 2005
Les opérateurs ont les oreilles qui chauffent (vraiment)

Qu'on se le dise, la mairie de Paris n'a pas envie que ses administrés aient le cerveau roti par les antennes de téléphonie mobile. Bien que le sujet ne fasse plus fantasmer depuis un moment, l'équipe de Delanoë continue de se battre avec ses petits poings et une foultitude d'appareils de mesure compliqué pour "répondre à la demande légitime des Parisiens et de l’ensemble des Français de faire appliquer le principe de précaution".
En un mot, si vous avez mal à la tête, ça ne sera pas de notre faute.
Le hic, c'est que personne ne sait ce qui est bon pour la santé ou pas: alors qu'en France, la loi prévoit des seuils de 41, 58 et 61 Volts par mètre par 24h (au choix, selon les fréquences), l'union européenne recommande, de son coté, de ne pas excéder 1 Volt par mètre par 24h (soit 40 à 60 fois moins, sic).
Paris a depuis longtemps une politique prudente en la matière. Elle exigeait jusqu'à maintenant de limiter les expositions à 2 Volts par mètre par 24h et revoit maintenant cette exigence à la baisse pour se conformer aux recommandations de l'Europe et voir même aller en dessous.
Bien entendu les opérateurs téléphoniques ne sont pas d'accord, d'autant que maintenant, l'installation de la moindre antenne relais sera soumise à "un plan à dix ans portant sur l’ensemble des sites existants et (...) pilotée par un groupe de travail réunissant les Architectes des Bâtiments de France, la Ville et les Opérateurs" (rien que ça).
Parisist ne peut que se féliciter de la fin des antennes disgracieuses et de la volonté de limiter la cuisson des neurones parisiens, mais se demande quand même si d'ici quelques années, il sera possible de capter son opérateur préféré quelque part ailleurs que dans la ligne 1.
crédit photo: complexify sur Flickr











