septembre 30, 2005
A la Gare du Nord, les CRS manquent de Magnésium
C'était mercredi soir. Un train qui bloque, entre Epinay et Paris, plein de trains en retard, une foule immense sur un quai de la Gare du Nord, aucune information. Et soudainement, voilà :
Ça a commencé à chauffer, des gens se sont mis à crier contre les agents SNCF. A ce moment, des types de la police nationale en uniforme sont arrivés et, devant l'hostilité de la foule, ils ont pris peur. Ils ont attrapé un père de famille, un gars de 40 ans. Ils l'ont attrapé, molesté, aplati au sol, menotté puis ils l'ont emmené avec eux. A ce moment la foule a suivi le gars en tentant de prendre sa défense. C'est là que les flics ont sorti les lacrymos et ont pulvérisé à bout portant. J'ai vu un gamin de 6 mois sortir avec son père et sa mère. (Témoignage recueilli par un journaliste de Libération)
Dans le Parisien, un autre passager présent lors de l'incident, explique qu'il s'est fait casser une côte par un CRS, qui lui a "donné un coup de poing dans une bousculade". Tous les témoignages, recueillis dans plusieurs médias, convergent : il n'y a eu d'autre agressivité que verbale de la part des usagers, les CRS ont réagi trop brutalement en regard de la situation.
C'est armé de ces belles informations que Parisist vous recommande la lecture de la délicieuse réponse de la préfecture de Paris, recueillie par 20 minutes :
Les CRS font rarement dans la dentelle. Les agents ont été très étonnés de l’agressivité de bons pères et mères de famille. Il faut s’interroger sur les raisons d’une telle exaspération, et ça n’augure rien de bon pour les grèves annoncées la semaine prochaine.
La SNCF, elle, n'a rien vu, rien dit. Et la gauche veut des explications. L'UMP Paris ne devrait pas tarder à dire que c'est la faute aux travaux de Delanoë.











